L’information sur Cracovie | Ankipodróże

L’information sur Cracovie

krakow herbCracovie (en polonais : Kraków, à prononcer « Cracouf ») est une des villes les plus anciennes et les plus importantes de Pologne. Située à 300 km au sud de Varsovie, Cracovie est la capitale de la Voïvodie de Petite-Pologne. La ville historique se situe sur la Vistule au pied de la colline de Wawel.

Avec ses 757 000 habitants et superficie de 326,8 km², elle est la troisième plus grande ville de Pologne mais est le centre culturel et scientifique du pays. En fait, Cracovie était avant Varsovie la capitale de la Pologne et elle est toujours considérée comme le véritable centre du pays avec ses traditions et son passé vieux de plus de 1000 ans. C’est le siège de l’Université Jagellonne, la plus ancienne université de l’Europe de l’Est.

Cracovie n’a subi pratiquement aucune destruction depuis celle des Tatars au Moyen Âge et l’industrialisation s’est faite essentiellement en dehors de la ville qui est donc riche d’exemples de toutes les époques, surtout de la Renaissance, mais aussi de style baroque et néogothique. L’intérieur des bâtiments a lui aussi été épargné des pillages et les palais, églises et anciennes résidences aristocratiques de Cracovie brillent par la richesse des détails architecturaux, les vitraux, peintures et sculptures, ornementations.

Histoire : 

L’histoire de Cracovie commence avant la création de l’état polonais en tant que capitale du peuple vistule. Selon la légende, la ville a été fondée par le chef de ce peuple, Krak, sur la colline Wawel au-dessus de l’antre d’un dragon. Les premiers écrits historiques font état d’un peuple slave s’installant sur les bords de la Vistule au VIIIe siècle. On y indique que le prince des vistules a été baptisé. Sans doute faut-il y voir le signe que Cracovie faisait partie de la Grande Moravie.

Quand la Grande Moravie est détruite par les Hongrois, Cracovie est signalée comme étant une des villes administrées par les rois de Bohême. À la fin du Xe siècle, Cracovie est un centre de commerce et d’échanges important et, conquise par le roi Boleslaw I Chrobry, elle passe sous la domination de la dynastie Piast. Des données historiques tangibles sont disponibles après l’an 1000. Les premiers monuments en pierre sont édifiés à cette époque: un château, des églises romanes, une cathédrale, une basilique ainsi que les églises Saints-Félix-et-Adaucte.

En 1038, Cracovie est devenue la capitale de la Pologne. À partir de 1072, Saint Stanislas, saint-patron de la Pologne, est évêque de la ville. 200 ans plus tard, la cité est presque totalement détruite par les raids des Tatars. En 1257, Cracovie est reconstruite et on peut en voir le résultat encore aujourd’hui dans la vieille ville. Depuis 1150, il existe une école de latin sous la direction de l’évêché de Cracovie et Casimir III de Pologne (Casimir le Grand) y fonde en 1364 l’Université Jagiellon (la 2ème plus ancienne université en Europe centrale après celle de Prague). L’archevêque de Cracovie est alors l’égal des princes de l’empire.

Cracovie connaît une période florissante sous le règne de la dynastie lituanienne Jagellon (1386-1572) qui entretenait de bonnes relations avec les Habsbourg. Capitale d’un état puissant, elle devient un centre bouillonnant des arts et sciences, admirée par les étrangers et encensée par les poètes. De cette époque datent de nombreux monuments et œuvres artistiques de la Renaissance.

 En 1596, le roi Sigismond III Vasa transfère la résidence royale à Varsovie qui a été annexée par la Pologne (elle faisait partie auparavant du duché de Masovie). Cracovie voit son influence diminuer et perd de son importance d’autant plus qu’elle est affaiblie par les pillages lors des invasions suédoises et par la peste qui fait 20 000 victimes.

La Pologne doit faire face aux envies de puissance de ses pays voisins, la Prusse et la Russie ayant des vues sur ce territoire. Tadeusz Kosciuszko lance un dernier mouvement d’insurrection à partir de Cracovie pour tenter de maintenir l’indépendance de la Pologne mais cela se termine par un échec et en 1795, le pays est partagé entre la Prusse, la Russie et l’empire autrichien qui hérita de Cracovie (incorporée à la province de Galicie).

L’année 1809 apporte la libération à Cracovie qui est intégrée au Grand Duché de Varsovie. Entre 1815 et 1846, elle est même une « ville libre » (Ville Libre de Cracovie). En 1846, après une nouvelle tentative de rébellion, Cracovie repasse sous le contrôle de l’empire autrichien. Après la guerre austro-prussienne de 1866, l’Autriche accorde l’autonomie à la province galicienne en échange de la loyauté polonaise. Cracovie est de nouveau un symbole national. Les Autrichiens étant moins durs que les Russes ou les Prusses, Cracovie peut s’épanouir et redevenir le centre culturel et artistique de la Pologne.

Lors de la première guerre mondiale, les troupes de Cracovie combattent aux côtés des puissances de l’Axe avec l’Allemagne et l’Autriche afin d’accéder à l’indépendance. En 1918, c’est chose faite: Cracovie et la Galicie font partie de la Pologne.

En septembre 1939, Cracovie tombe aux mains des Nazis à la suite du reste de la Pologne. Elle devient la capitale des territoires occupés polonais. Le gouverneur Hans Frank aménage des camps de concentration dans les environs à Plaszow et Auschwitz. Bien que les occupants aient fait quelques dégâts, Cracovie a été globalement préservée des bombardements et de destructions massives mais elle a souffert de la perte de nombreux habitants: juifs et savants ont été déportés. Ainsi, plus de 150 professeurs et scientifiques de l’Université Jagellonne de Cracovie, réunis pour un sommet, y ont été arrêtés et déportés au camp de concentration de Sachsenhausen où la plupart ont périrent.

 Après la seconde guerre mondiale, l’URSS essaye de diminuer l’influence des cercles artistiques et intellectuels de Cracovie afin de faciliter le passage de la Pologne à un état socialiste. Une nouvelle ville voisine Nowa Huta est créée où a été construite la plus grande usine de production d’acier au monde à l’époque (dont les émissions gazeuses ont endommagé le centre historique). Le but était d’attirer des travailleurs socialistes pour contrebalancer le poids des intellectuels capitalistes.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la population de Cracovie a quadruplé et la ville est redevenue le centre culturel de la Pologne.

En 1978, l’Unesco a inscrit Cracovie sur la liste du patrimoine mondial.

Il y a trois siècles, Cracovie obtenait le titre honorifique de « totius Poloniae urbs celeberrima » qui reflète le caractère unique et exceptionnel de cette ville, ancienne capitale de la Pologne, ville de l’astronome Nicolas Copernic et du pape Jean-Paul II

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